Lasse tes godasses

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Born HIV Free

20 mai 2010 · Pas de commentaire

Ce n’est pas tous les jours qu’on est aussi convaincu personnellement de l’enjeu d’une campagne élaboré sur son lieu de travail. Une fois n’est pas coutume donc, parlons d’une réalisation Ogilvy.

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En 2010, on meurt toujours du Sida, on ne le dira certainement jamais assez.

En 2010, on naît toujours séropositif. On l’ignore trop souvent.

L’année dernière, pas moins de 400 000 enfants sont nés avec le VIH. 400 000 bambins qui viennent s’ajouter au 2,3 millions d’adultes qui ont contracté le virus sur la même période. Pourtant, des solutions existent pour endiguer la transmission du Sida mère/enfant. Un traitement efficace : 20 à 40 % d’enfants nés d’une mère positive risquent de contracter le virus dès leur venue au monde alors que seulement 1 à 2% seront malades si la mère à bénéficier d’un traitement préventif. Les résultats sont impressionnants : en France, seulement 4 enfants sont nés séropositifs en 2009.

Reste les 399 996 autres.

En lançant sa nouvelle campagne justement nommée Born HIV Free, le Fond Mondial appelle à une mobilisation citoyenne internationale pour soutenir un objectif clair : endiguer totalement la transmission du sida mère/enfant d’ici 2015. Pourquoi une telle campagne ? Parce que le Fond Mondial vit quasi exclusivement de fonds publics, c’est à dire des sommes que lui allouent les Etats. Leurs chefs se réuniront précisément le 5 octobre prochain à l’ONU pour annoncer le montant du pactole réserver au fond pour les 3 prochaines années. Sur fond de crise grecque, d’instabilité monétaire et de déficit croissant, il n’est pas garantit que nos dirigeants se montrent d’une générosité incommensurable.

D’où l’enjeu d’une mobilisation citoyenne hors du commun : s’agirait de faire du bruit en somme. Nous ne parlons pas là d’appel aux dons mais bien d’un appel au cri. Un cri mobilisateur pour que ne résonne plus dans celui des nouveaux nés les cordes du VIH.

Comment soutenir le fond mondial :

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Mon petit frère de la Lune

21 décembre 2009 · Pas de commentaire

Et voici une petite vidéo d’animation pour le moins touchante trouvée sur le blog de la fondation Orange.

Une petite fille suit le coup de crayon de son père pour raconter non sans une poésie certaine la vie de son petit frère autiste de 5 ans. En jouant sur les contrastes graphistes, la simplicité du langage d’un enfant et par une description toute naturelle des incompréhensions que peut susciter un tel handicap pour une jeune fille en devenir, ce clip réussit le tour de force de décrire avec justesse et sans pathos la vie d’un petit garçon isolé dans sa bulle de lumière si peu perméable. C’est qu’il fait si noir dehors…

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Toutes oreilles dehors

12 novembre 2009 · 1 commentaire

Samedi soir, fin octobre, il fait juste froid et un crachin humidifie poisseusement le visage à la sortie du métro bondé.

20h04 : Arrivée à ce bar qui porte bien son nom – sans conviction puisque je ne le connaissais alors pas. Rencontre avec le chanteur des Zoreilles, le batteur est à la bourre donc eux aussi. Pas bien grave, à 2 euros le demi on a le temps de se mettre mal pour pas cher.

Finalement toujours pas de batteur, le groupe se décide à entrer tout de même en scène – comprenez par là les 3 m² à l’entrée du rade – le guitariste se colle au micro, le bassiste se bat pour ne pas se faire bousculer le manche à chaque fois qu’un quidam passe le seuil de la porte et la violoncelliste se glisse tant bien que mal entre la vitre glaciale et l’ampli beuglant.

1er bière déjà vide, j’en reprends une alors que les premières notes glissent dans l’air. L’ambiance est au spleen même si une grande fraternité réchauffe l’atmosphère, et la musique s’y colle parfaitement. Les Zoreilles dehors et leur savant mélange de blues freestyle aux accents funk et délavage grunch d’un rock français moribond. Appelez-ça comme vous voulez. Pour moi, leurs mélodies fleurent bon le rouge qui tache collé au fond du verre à pied, le mégot flottant au fond de la Kro à moitié vide et la migraine qui résiste vaillamment aux assauts d’efferalgan®.

Il ne manque que la violoncelliste

5ème bière, le batteur apporte enfin la dimension – le petit chouilla en rythme – qui manquait pour guider nos mouvements de têtes enivrées. Imprégné d’un mal être où l’on se complait au final pas si mal, j’observe  le parcours des doigts du chanteur sur les cordes du manche et je me résous : je ne serais donc jamais un bon guitariste. Qu’à cela ne tienne, je travaillerai ma voix pour me la jouer Mano Solo moi aussi.

On ressort même pas tard, un brin alcoolisé pas que par ses airs qui en mettent finalement tant d’autres à l’amende. Et on aime surtout savoir qu’il existe encore des groupes français presque anonymes qui ont su parcourir plusieurs décennies sans prétention mais avec un talent croissant et une musicalité à vous faire replonger dans un Paris qui ne crevait pas l’ennuie en cuvant douloureusement aux aurores.

Mais le crachin reprend de plus belle, le vent souffle, j’ai froid, je rentre mes oreilles, dehors.

Ecoutez-les sur Myspace et allez les voir en concert

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Et l’humour noir éclaire la toile

22 octobre 2009 · 4 commentaires

Jusqu’alors, les vidéos virales étaient trop souvent cantonnées à un registre un poil barbant, à un burlesque axé sur un comique de situation de bas étage. C’est sur ce pastiche vidéo-gagesque que s’est largement construit la viralité du clip humoristique et c’était triste, vraiment.

Mais réjouissons-nous, le genre se diversifie et le buzz francophone s’axe enfin sur un style plus grinssant, plus contestable aussi, mais d’un humour plus fin  -pour qui y est sensible. Ces derniers temps, l’humour noir a pris le pas sur le chien qui fait du skateboard ou le chat pianiste. Pour preuve, ce lipdub souffrance telecom qui surf sur l’actualité. Plus intéressant encore, ces clips pour l’ADOT (association pour le don d’organes) qui se rit allègrement de la stupidité dont on se gause dans un but aussi louable que précis : nous sensibiliser au don.

Rarement cynisme digital ne fut si bien utilisé non ?

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Music by birds

21 septembre 2009 · 1 commentaire

Reprenons, je sais je n’ai pas posté depuis des mois au cours d’une pause estivale outrageusement longue. J’en suis honteux, croyez-moi.

Mais trêve de plates excuses, reprenons donc – et en mélodie  s’il vous plait – avec cette vidéo enchanteresse de  Jarbas Agnelli qui a su transcrire poétiquement une scène de la vie de la jour. Birds on the wire ou comment écouter ce que l’on voit, débusquer la musicalité qui nous entoure là ou ne l’attendions point.

Birds on the Wires from Jarbas Agnelli on Vimeo.

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